3. Notions essentielles

PRISM2
Sécurité
incendie

1 Le feu
2 Aspects réglementaires
3 Notions essentielles
 a. Réaction au Feu
 b. Couverture
 c. Résistance au Feu
 d. Justifications : essais / calculs, pièces justificatives et laboratoires
 e. Moyens de Protection : Passif / Actif
4 Méthodologie de classement

 

 a. La réaction au feu est la capacité d'un matériau à apporter un aliment permettant au feu de se développer.

Pour mémoire, la méthode française, pour les matériau x ayant fait l'objet d'une caractérisation, était composée de 5 classes de sévérité (de M0 à M4) formant deux groupes plus une catégorie pour les matériaux non classés.

CaractèreIncombustibleCombustibleNon classés
IninflammableDifficilement
inflammable
Moyennement
inflammable
Facilement
inflammable
ClassementMOM1M2M3M4NC
Critères d'appréciationpouvoir calorifique
inférieur à 600 kCal/kg
pas de production de
chaleur notable
production de chaleur croissante + chute de gouttes 
Principaux matériauxbéton, plâtre, verre, terre
cuite, métaux, laine
minérale
mousse phénolique,
matériaux ignifugés
PVC rigide,
certains bois
bois résineux,
laine, feutre
polyuréthane,
polystyrène,
carton
autres matériaux
REACTION AU FEU : Classement des produits selon la méthode française
Désormais, l'arrêté du 21 novembre 2002 distingue les produits de construction (soumis aux Euroclasses) et les produits d'aménagement (non concernés par la DPC).
Reconnues dans tous les pays européens, les Euroclasses sont au nombre de 7, présentées en ordre croissant de performances :
 
F produits non classésAucune performance de réaction au feu déterminée
Eproduits combustiblesProduits capables de résister à l'attaque d'une petite flamme, sans propagation substantielle
Dproduits combustiblesProduit résistant pendant une période plus longue à l'attaque d'une petite flamme. Capable de subir l'attaque thermique issue d'un objet isolé en feu avec un dégagement calorifique retardé et limité
Cproduits combustiblesIdem D avec des critères plus stricts
Bproduits combustiblesIdem C avec des critères plus stricts
A2produits peu ou très peu combustiblesClasse B + faible contribution à la charge d'un incendie et au développement du feu dans le cas d'un feu très développé
A1produits incombustiblesAucune contribution, y compris dans un feu très développé. Censé satisfaire automatiquement aux autres classes inférieures
Se substituant au classement M au fur et à mesure de la publication des normes produits harmonisées, les Euroclasses sont associées à deux classements supplémentaires : 
Production de fuméesProduction de gouttes ou débris enflammés
S1 : faible production de fuméesd0 : absence de gouttes enflammées
S2 : production moyenne de fuméed1 : pas de gouttes enflammées (persistance > 10 secondes)
S3 : aucune limite requised2 : gouttes enflammées (persistance > 10 secondes)
Le classement de réaction au feu d'un produit est déterminé par des essais dont les méthodes sont également harmonisées. Les quatre grands types d'essais correspondent à une progression en rapport avec les Euroclasses. 
ExigencesProduits hors revêtements de solProduits de revêtements de sol
IncombustiblesA1A1n
M0A2s1d0A2ns1
M1s1
s2
s3
d1
d0
d1
 
Bs1
s2
s3
d0
d1
M2Cs1
s2
s3
d0
d1
M3Ds1d0A2ns2
Bns1
s2
Cns1
s2
M4 (non gouttant)s2
s3
d1 
M4E (sauf Ed2)Dns1
s2
-FEn 
Fn 
EUROCLASSES : Correspondance avec le classement français

ATTENTION : correspondance ne signifie pas performance égale (les critères sont différents)

 

 

b. Les éléments de couverture

En matière d'incendie, la performance des éléments de couverture traduit leur aptitude à limiter la propagation d'un incendie à l'intérieur d'un bâtiment vis-à-vis d'un feu extérieur.

L'arrêté du 14 février 2003 a repris les critères dominants présents dans l'ancien texte :
- le temps, temps de passage du feu au travers de la toiture,
- l'indice, durée de propagation du feu à la surface de la toiture.

La caractérisation s'effectue à la suite d'essais, mais, avec le nouveau texte, est apparue une nouvelle classification, transposition des classements européens :

• BRoof (t3) : Temps : T > 30 min (classe T 30)
Indice : durée > 30 min (indice 1)

• CRoof (t3) : 15 min < T < 30 min (classe T 15)
10 min < D < 30 min (indice 2)

• DRoof (t3) : T < 15 min (classe T 5)
D < 10 min (indice 3)

 

 

c. La résistance au feu

La résistance au feu est le temps pendant lequel un élément de construction peut jouer le rôle qui lui est dévolu, malgré l'action de l'incendie.

L'arrêté du 22 mars 2004 apporte l'harmonisation des notations, des critères, des méthodes et moyens d'essais, mais surtout la reconnaissance de méthodes de calcul et de l'ingénierie de la résistance au feu.
La résistance au feu d'un élément est déterminée par des essais effectués en utilisant une action thermique issue de la courbe publiée dans la norme ISO 834 (courbe d'incendie conventionnel).

Les critères de résistance au feu définissent le classement de résistance au feu qui, associé au degré de résistance au feu (durée pour atteindre les critères), constitue les caractéristiques de résistance au feu d'un élément de construction.
Les critères principaux de résistance au feu, définis dans l'arrêté du 22 mars 2004, sont décrits dans le tableau ci-dessous :

 
LES CRITERES
et leurs définitions
Classement Français
 
Résistance mécanique (R) :

Aptitude à résister à l'attaque thermique d'un incendie sans perte de stabilité structurelle

Stable au Feu
(SF)
stable au feu

Etanchéité au feu (E) :

Aptitude à empêcher le passage de flammes et de gaz chauds

Pare - Flammes
(PF)
Pare-flammes

Isolation thermique (I) :

Aptitude à empêcher l'élévation de la température de la face non exposée à l'incendie

Coupe - Feu
(CF)
Coupe-feu

Rayonnement thermique (W)
aptitude à ne pas émettre un rayonnement thermique supérieur à 15 kW/m²
Ce dernier critère n'est pas utilisé en France
Quatre grandes catégories d'éléments ou produits de construction peuvent être concernés :

• Structure : planchers, plafonds, poteaux, poutres,
• Second oeuvre : cloisons, portes, vitrages, verrières,
• Protection : Flocages, plaques, calfeutrements, peintures
• Equipements sécurité : ventilateurs, clapets, conduits, exutoires, trappes, ...

Classement françaisNouvelle Classification
Stable au Feu (SF)R
Pare-Flamme d'un élément porteur (PF)RE
Pare-Flamme d'un élément non porteur (PF)E
Coupe-Feu d'un élément porteur (CF)REI
Coupe-Feu d'un élément non porteur (CF)EI
 
Le degré de résistance au feu est déterminé après essai ou calcul selon méthode définie dans l'arrêté du 22 mars 2002 ; il est exprimé en temps (minutes) selon des valeurs conventionnelles :
15, 30, 60, 90, 120, ...


Enfin, à ces nouveaux critères de performance deux autres types de critères ont été ajoutés :

 
Critères spécifiques pour équipementsCritères additionnels
Exutoires de fumées (30 min) :
B0 (300°C) - 400 °C - 600 °C)
Aptitude d'un exutoire à évacuer les gaz chauds et les fumées durant les 30 premières minutes
Etanchéité aux fumées froides : S

Aptitude à faire obstacle au passage des fumées d'un incendie même relativement froides

Ecrans de cantonnement (30 min) :
D600 (600 °C) - DH (ISO 834)
Aptitude à cantonner les gaz chauds et les fumées durant les 30 premières minutes

Fermeture automatique : C

Aptitude d'une porte, d'un clapet ou d'un volet à se fermer automatiquement

Ventilateurs de désenfumage (30 min) :
F? (200/300/400/600/834)
Aptitude à évacuer les gaz chauds et les fumées durant les 30 premières minutes
Résistance à un impact : M
NON UTILISE EN FRANCE
Aptitude d'un élément séparatif vertical à résister à un choc mécanique latéral
Les indices ou valeurs exprimées en rouge et gras sont celles applicables en France.

La massivité

Matériau incombustible, l'acier n'en est pas moins un bon conducteur de chaleur. Non protégées, les sections en acier s'échauffent alors rapidement au cours d'un incendie et la température atteinte par les profils dépend de leur massivité. Cette notion désigne le quotient de la masse linéique par la surface exposée linéique. Dans les tableaux, on exprime aussi de façon pratique cette grandeur par le facteur de massiveté défini comme le quotient du périmètre exposé au feu p (m) par la section A (cm²), soit :

Exposition au feu

(facteur de massivité en m-1)

3 faces
4 faces
IPE 160 269310
HEA 160 192234

Facteur de massivité : p/A (en m-1)

Le facteur de massiveté dépend donc du profil utilisé et de sa surface exposée.

 

 

d. Les modes de justification

Pour démontrer ou justifier le comportement au feu d'un élément ou d'un produit de construction, il faut avoir recours à des essais ou, dans certains cas, à des calculs.

Les essais sont font l'objet de normes définissant les méthodes et les moyens expérimentaux à mettre en œuvre en fonction du comportement à observer. Ces essais doivent être effectués par des laboratoires agréés qui délivrent ensuite une pièce justificative.

L'ingénierie de la sécurité incendie est une approche nouvelle basée sur des objectifs à atteindre, notamment grâce aux méthodes décrites dans les parties " Feu " des principaux Eurocodes. Cette démarche prend en compte la capitalisation des expériences et des connaissances actuelles en matière de comportement et de développement du feu. La notion de " feux réels " remplace alors la référence normalisée de l'incendie conventionnel (courbe ISO 834).

Les pièces justificatives

 
Cinq justificatifs de comportement au feu des ouvrages
DENOMINATIONOUVRAGES CONCERNESDETENTEURS (*)VALIDITEOBSERVATIONS
Note de calculsOuvrages traditionnelsIMaître d'œuvre
BET
Entreprise
Non limitéeEtablie sur la base des règles en vigueur (arrêté du 22 mars 2002)
Procès-Verbal (PV) de caractérisation de protection (béton et acier)Produits de protection (plâtre incendie, fibres, peintures, encoffrement produits pâteux)Industriel ou entreprise (détenteur du procédé)5 ansAprès essai en laboratoire, établissement d'abaques indiquant les épaisseurs de protection en fonction des caractéristiques de la structure et de la durée de stabilité au feu requise
Procès-Verbal (PV) de classement de résistance au feuMontages non concernés précédemment : ouvrages en plaques de plâtre, portes, vitrages, conduits aérauliques,…Industriel ou entreprise (détenteur du procédé)5 ansJustification de la résistance au feu du montage testé et précision des domaines de validité
Extensions de classementModifications de montage de portée générale (hauteur, portée, composition) et exploitables comme le PV de classement correspondantIndustriel ou entreprise (détenteur du procédé)5 ansExtension des domaines d'emploi de montages ayant fait l'objet d'un PV de classement
Avis de chantierMontages spécifiques sur un chantier pour lesquels il n'existe pas de procédures d'essaisMaître d'ouvrage
Concepteur
Entreprise
Chantier viséPour un chantier donné justification de la résistance au feu de l'ouvrage projeté.

(*) Le détenteur est l'entité qui produit ou fait la demande d'obtention d'une pièce justificative Les pièces justificatives ne sont délivrées que par les laboratoires agrées, à l'exception de la note de calculs.

 

Les laboratoires
En France, la liste des laboratoires agréés par le Ministère de l'Intérieur dépend de la spécialité :

Réaction au Feu

  • Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB), Station Sécurité Feu, Champs-sur-Marne (77)
  • Sociéte nationale des Poudres et Explosifs (SNPE), Centre du Bouchet, Vert-le Petit (91)
  • Laboratoire National d'Essais (LNE), Station d'essais, Trappes (78)
  • Laboratoire Central de la Prefecture de Police (LCPP), Paris (75)
  • Institut français du Textile et de l'Habillement (IFTH), Ecully (69)

Résistance au Feu

  • Efectis France (ex CTICM), Station d'Essais, Maizières-les-Metz (57)
  • Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB), Station Sécurité Feu, Champs-sur-Marne (77)
 
e. Les moyens de protection passive


La durée de stabilité au feu d'un profilé métallique sans traitement spécifique n'excède que rarement la demi-heure (SF £ ½ h) lorsqu'il est placé sous une charge courante.
Les moyens de protection passive sont alors utilisés pour limiter l'échauffement des profilés en acier et ainsi satisfaire aux exigences.

La première solution est basée sur la mise en œuvre d'un élément entre l'acier et la zone de feu. Cet élément de protection thermique interposé peut être de nature diverse et en contact ou non avec l'acier conduisant à une famille de quatre systèmes :
- la protection par écran, horizontal ou vertical
- la protection rapportée autour de l'acier
- la section mixte (apport de béton autour ou dans l'élément en acier)
- le refroidissement par eau (peu usité en France)

La seconde solution repose sur l'éloignement de la structure, en particulier vers l'extérieur.

Tout dispositif de protection doit avoir fait l'objet au préalable d'une évaluation par un laboratoire agréé et bénéficier d'un classement de stabilité au feu.

la protection par écran

Le principe d'une protection par écran repose sur l'interposition d'éléments dissociés de la structure à protéger formant une paroi continue. En position verticale, ce sont des panneaux de cloison, en position horizontale, il s'agit de plafonds suspendus. Le produit utilisé doit avoir subi un essai de résistance au feu.
Les procès verbaux délivrés par les laboratoires agréés concernant les plafonds suspendus indiquent leur degré de résistance au feu. Dans le cas des cloisons, les avis n'existent pas pour toutes les combinaisons de panneaux ; il faut alors se renseigner auprès du fabricant.

Les propriétés du matériau doivent être choisies en fonction des exigences de performances au feu, mais elles permettent aussi souvent de contribuer aux autres fonctions d'isolations acoustique et thermique et d'esthétique.
A la mise en œuvre, il est essentiel de veiller aux détails d'assemblage et de fixations entre les éléments constitutifs de l'écran et les autres parties de l'ouvrage ainsi qu'aux jonctions entre les éléments eux-mêmes.

la protection rapportée

C'est le principe le plus couramment utilisé. La notion de protection rapportée est associée à l'utilisation du facteur de massiveté pour la détermination des températures atteintes par les profils et par conséquent pour la composition des éléments de protection. On distingue trois types de produits.

Les produits projetés ou flocages peuvent être fibreux ou pâteux. Ils sont généralement composés de fibres minérales, de vermiculite, de laitier ou de plâtre accompagnés d'un liant.
Effectuée à l'aide d'un appareillage spécial, la projection a lieu en milieu humide. Plusieurs couches peuvent être nécessaires allongeant alors les temps de séchage.
Les durées de stabilité au feu obtenues peuvent atteindre 4 heures

Produits projetés
Produits projetés

Les peintures intumescentes sont des produits dont la particularité réside dans la transformation à la chaleur.
A froid, l'épaisseur du film varie de 0,5 à 4 mm d'épaisseur. Porté à une température entre 100°C et 200°C, le produit gonfle et se transforme en mousse, atteignant des épaisseurs de 30 à 40mm, qui assure la protection de l'élément métallique.
Ces peintures sont mises en oeuvre selon un mode traditionnel : pistolet ou brosse, mais nécessitent une grande rigueur dans leur phase d'application afin de s'assurer de l'homogénéité de la protection.
La conservation de l'esthétique de l'acier constitue le principal intérêt de ce type de protection qui peut atteindre des degrés R allant jusqu'à 120 minutes.

 

Peintures intumescentes
Peintures intumescentes

Produits en plaquesLes produits en plaques sont à base de plâtre, de vermiculite, de fibres minérales ou de composés silico-calcaires.
Le principe consiste à former un caisson autour de l'élément métallique. Les modes de fixation sont mécaniques (vis, agrafes) ou par collage.
Les risques de passage de gaz chauds au droit des joints requièrent une attention particulière lors de l'exécution.
Cette solution est très adaptée à une réalisation soignée, comme dans le cas du logement. Les performances peuvent atteindre R 120.

 

Produits en plaques
Produits en plaques

la section mixte

Le principe repose sur l'addition de béton par enrobage du profilé en acier ou par " remplissage " (tube creux). Ce procédé permet d'ajouter à la protection une capacité structurelle et de réduire les besoins de traitement anti-corrosion.
Le poids de la structure s'en trouve significativement augmenté, mais la performance en résistance peut atteindre R180.

les systèmes irrigués

Ce procédé est employé avec des profils creux remplis en permanence d'eau, amenée ou non à circuler selon les systèmes. Il repose sur le maintien contrôlé de la température.
Dans les cas de circulation d'eau, il y a échauffement au niveau du foyer d'incendie puis déplacement de l'eau chauffée et remplacement par de l'eau froide grâce à un principe de thermosiphon au sein du circuit. Sans circulation, chaque poteau est rempli d'eau et possède un dispositif autonome de régulation.

Teau < 110°C Tacier < 250°C

Complexe à mettre en œuvre, ce type de procédé nécessite un entretien régulier.

la structure à l'extérieur

Dans cette position, les profils métalliques ne sont soumis qu'aux flammes sortant des baies ou au rayonnement émis par les parties d'ouvrages embrasées. Le contact avec l'air ambiant favorise en outre le refroidissement.
L'emplacement de la structure par rapport à la façade peut éventuellement permettre de ne pas avoir de protection incendie.

 

section mixte
section mixte

e. Les moyens de protection active (suite)

Les moyens de protection contre l'incendie sont dits " actifs " lorsqu'ils mettent en œuvre des dispositifs dynamiques (détection, alarmes, désenfumage, sprinkleurs, DAS) ou font intervenir l'action humaine pour éteindre un début d'incendie (RIA, extincteurs).

 
detectionbalisagedesenfumageextinctionsprinkleurs
détectionBalisagedésenfumageextinctionsprinkleurs

Le premier objectif de tels dispositifs est de permettre l'évacuation des personnes dans les meilleurs délais et de faciliter l'intervention rapide des secours par la limitation du développement du feu.

les systèmes de détection

La détection incendie fait appel à différents types d'appareils que l'on peut caractériser à l'aide des procédés utilisés (statique, vélocimétrique ou différentiel), des phénomènes détectés (fumée, flammes, chaleur, gaz) et de leur champ d'action (ponctuel ou linéaire).

 

 

DETECTEURSFONCTIONNEMENTDOMAINE APPLICATION
IoniqueComparaison entre air ambiant et air contenu dans " chambre de référence "Bureaux, circulation
FuméesAtténuation ou diffusion de la lumière par les fuméesLocaux techniques ou à risque de feu très fumigène
FlammesSystème optique, sensible aux infrarouges ou ultravioletsStockage de liquides inflammables ou groupe électrogène
ThermiquesSensibilité à la chaleurLocaux à ambiance agressive, (en complément d'autres dispositifs)
ThermovélocimétriquesSensibles à la vitesse d'élévation de la températureLocaux à ambiance agressive,
(à placer près des sources de chaleur normales)
Il existe aussi les détecteurs autonomes déclencheurs (DAD) qui, après avoir détecté un phénomène localement lié à l'incendie, provoque le déclenchement d'un ou plusieurs dispositifs actionnés de sécurité (DAS) ; ce dernier a pour but d'entraîner la mise en sécurité d'un équipement : porte coupe-feu, exutoire de désenfumage,…


les systèmes d'extinction et de désenfumage

Les procédés d'extinction, couramment employés dans les entrepôts, sont des générateurs de mousse, dont les effets sont l'appauvrissement de l'oxygène du local et/ou le refroidissement.

Les systèmes d'extinction automatique à eau (sprinkleurs) sont définis pour participer à la détection grâce à des têtes thermosensibles. Lorsqu'ils sont mis en œuvre dans les ERP, les sprinkleurs doivent toutefois être couplés à un autre procédé de détection.

Le système d'extinction à gaz utilise le CO2, le FM200, le Novec ou d'autres gaz et repose sur le principe d'appauvrissement en O2 du volume soumis à l'incendie. Ce procédé est souvent destiné aux locaux informatiques, salles blanches,…

Les exutoires sont des équipements destinés à faciliter l'évacuation des fumées et des gaz chauds pour permettre l'évacuation des personnes et limiter l'élévation de température dans les locaux. Ces équipements sont des ouvrants d'aspect et de formes variés (simple ou double vantail, à lamelles) placés en couverture ou en façade, qui peuvent être déclenchés manuellement, par fusibles ou encore à l'aide d'un DAD.

désenfumagedésenfumage

 

1 Le feu
2 Aspects réglementaires
3 Notions essentielles
 a. Réaction au Feu
 b. Couverture
 c. Résistance au Feu
 d. Justifications : essais / calculs, pièces justificatives et laboratoires
 e. Moyens de Protection : Passif / Actif
4 Méthodologie de classement

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