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■ 1.2. Le
chauffage direct (suite) •
Émetteurs intégrés aux parois Le
plancher rayonnant électrique Grâce
aux progrès de la qualité thermique des bâtiments, le plancher
rayonnant électrique (PRE) est une technique apparue en France dès
1986. Les procédés sont soumis à un Avis technique.
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Principe de fonctionnement Le plancher rayonnant électrique est un
chauffage direct faisant intervenir des câbles chauffants électriques
placés dans une dalle flottante désolidarisée et posée
sur isolant. - Avantages
L'absence d'émetteurs muraux ou apparents libère l'espace. La
grande surface d'émission procure une chaleur douce et rayonnée
à basse température. La sensation de confort est immédiate
grâce à sa grande précision de régulation. Le plancher
rayonnant électrique est sans entretien. | -
Coût d'équipement 40 à 60 €/m² hors chape flottante
- Spécifications
Utilisable en neuf comme en réhabilitation, le plancher rayonnant électrique
est une bonne solution pour les pièces de grandes hauteurs : séjour
+ mezzanine.
Promotelec conseille l'emploi de matériel NF Électricité
Performance Catégorie C.
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| Conception
En premier lieu,
le flux de chaleur doit être orienté vers le local à chauffer.
Pour limiter les émissions en direction de la face inférieure, un
isolant est installé sous les éléments chauffants. Pour définir
la résistance thermique R de l'isolant, deux cas sont distingués
: le plancher est en contact avec un local chauffé ou en contact avec un
local non chauffé, un vide sanitaire ou l'extérieur. | |
Le
dimensionnement de la puissance à installer est le second temps de la conception.
La puissance à installer P est exprimée en fonction des déperditions
D de la pièce, calculées pour la température extérieure
de base réglementaire. Puissance à installer : Pinstal
= 1,2 D (en W) En outre, l'arrêté du 23 juin 1978 limite la
température du sol en surface à 28°C, en tous points et à
tout instant. Cette disposition limite la puissance surfacique maximale au m²
de surface à équiper ; cette dernière correspond à
la surface efficace de chauffe (surface habitable de laquelle on déduit
la zone périphérique et les obstacles permanents). Enfin, la
puissance surfacique est limitée en fonction de l'émission linéique
des éléments chauffants, indiquée dans le tableau suivant
:
| Puissance
surfacique en W/m² | Puissance linéique
(PI) en W/m | | 85 | 18
> PI ≥ 13 | | 90 | 13
> PI ≥ 10 | | 95 | PI
< 10 |
Le produit de la puissance surfacique par la surface
à équiper est la puissance maximale ; elle doit demeurer supérieure
à la puissance à installer. Pinstal = 1,2 D et Pinstal
< Pmaxi avec Pmaxi = Psurf x Séquip
et Psurf dépendante de PI Si la puissance à
installer nécessaire ne respecte pas cette règle, il faut soit renforcer
l'isolation thermique, soit mettre en place des compléments de chauffage
(émetteurs muraux, par exemple). Dans ce cas, le dispositif de régulation
doit : • assurer la priorité de fonctionnement du plancher,
• agir en fonction de la température extérieure pour permettre
le fonctionnement coordonné. Mise en œuvre Les
conditions de mise en œuvre sont établies dans les spécifications
du cahier des prescriptions techniques (CPT RPE 06/96) n°2908 de septembre
1996 et son modificatif n°3037 d'avril 1998, édités par le CSTB. Étape
1 : Préparation du plancher support - Après ravoirage éventuel
de la dalle, mise en place du joint périphérique en rive du plancher.
- Élimination
des déchets et dépôts. L'état de surface du plancher
support doit être soigné.
- Règles de planéité
Planéité d'ensemble : 5 mm sous la règle de 2 m Planéité
locale : 2 mm sous le réglet de 20 cm Étape 2 : Pose
de l'isolant - Les produits employés (plastiques alvéolaires
ou laines minérales) doivent faire l'objet d'un classement Isole de la
certification Acermi.
La classe d'incompressibilité (I) doit satisfaire
aux règles suivantes : I3 pour les laines
minérales I4 ou I5 pour les plastiques
alvéolaires. - Pose en une ou deux couches de l'isolant placé
sous la chape (support réalisé depuis moins de deux mois).
Pose
en une couche : caractéristiques minimales et type d'armature définis
dans le CPT. Pose en deux couches : la couche dont l'indice de compressibilité
est le plus faible est toujours placée au-dessous. L'association obtenue
possède toujours un indice de compressibilité I3. - Contrôle
de la continuité de l'isolant.
- Dans le cas d'isolants plastiques
alvéolaires, la pose d'un support intermédiaire (grillage ou treillis)
est obligatoire pour les fixer.
- Dans les autres cas, on place une couche
intermédiaire de désolidarisation imperméable et étanche
(polyéthylène e> 200 mm) sur laquelle on fixe les éléments
chauffants à l'aide d'une bande adhésive.
Étape
3 : Pose d'un polyane si nécessaire Étape 4 : Mise en œuvre
des câbles électriques - Fixés à l'isolant ou
au treillis support, les éléments chauffants peuvent être
des câbles organiques blindés ou non, des câbles non blindés
alimentés en TBT ou des câbles blindés autorégulants.
- Toujours
placés à au moins 0,2 m du nu intérieur fini des parois,
ils ne peuvent être présents dans des zones en attente d'équipement
à poste fixe (meubles de cuisine, de salles de bain, équipements
sanitaires, ...).
- Les câbles chauffants ne doivent pas franchir les joints
de construction du bâtiment.
Étape 5 : Procédure de
contrôles électriques - Test d'isolement.
- Test de continuité
des âmes électriques.
Étape 6 : Coulage de la chape
(e : 4 à 5 cm) - En mortier ou en béton, la chape ne doit pas
inclure de canalisations, ni de gaines. Les éléments chauffants
doivent être correctement recouverts sans détérioration
- Le
choix de l'armature dépend de l'épaisseur de la chape et de l'isolant
thermique. Elle ne doit pas toucher les éléments chauffants. Une
ceinture périphérique d'armatures doit être réalisée
conformément aux dispositions du CPT.
- Des joints de fractionnement de
5 mm de large en matière résiliente sont exécutés
tous les 40 m² avec une hauteur mini de 3 cm (la hauteur de chape est conseillée).
- Avec
un isolant I3, l'épaisseur de chape est de 5 cm.
- Lors du recouvrement
des éléments chauffants, l'installateur doit s'assurer de la continuité
des parties conductrices.
Étape 7 : Pose du revêtement de
sol (R ≤ 0,15mē.K/W) - Les parquets doivent être collés
(DTU 51.2) avec une colle bénéficiant d'un avis technique favorable.
- Les
carreaux céramiques, en marbre ou en matériaux naturels sont posés
collés à l'aide de produits classés C2S (performance dans
les documents attachés à la certification des colles à carrelage).
La pose scellée est proscrite.
- Les revêtements plastiques ou textiles
sont autorisés à l'exception des moquettes sur mousse. Ils doivent
bénéficier d'un Avis technique indiquant le détail des sujétions.
Étape
8 : Vérification du fonctionnement - La 1e mise en température
des planchers chauffants est effectuée trois semaines après le coulage
de la chape et avant la pose des revêtements collés.
- La mise
en température doit s'effectuer par paliers progressifs pour éviter
des chocs thermiques importants.
Les cloisons sont réalisées
AVANT la pose de l'isolant. |  DEVIMAT
© (DELEAGE)
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Gestion
et pilotage La régulation est assurée pièce par
pièce par un thermostat d'ambiance à sonde résultante. Ainsi
chaque pièce est équipée : - d'un thermostat électronique
(NF EN 60 730 et NFC 47 110) conforme aux caractéristique de la norme NF
électricité performance catégorie B, - d'une sonde de
température raccordée à un dispositif de régulation.
Le dispositif doit permettre 6 modes de fonctionnement pilotés par télécommande
: medio, moderato, confort, éco, hors gel, arrêt. La programmation
du plancher est de type quotidienne et hebdomadaire. L'inertie thermique ne permet
pas les intermittences courtes. Aspects réglementaires -
Réglementation thermique La RT 2000 prend en compte les systèmes
de chauffage intégrés, dont le PRE, et notamment dans le cadre de
la détermination de la température intérieure de consigne
Tic et des pertes aux dos des émetteurs. Les caractéristiques varient
avec le système de chauffage et son dispositif de régulation.
| Calcul de la Tic : | variation
spatiale de température d'un PRE | classe
A (la plus performante) | | | variation
temporelle de température | classe C ou D selon la
qualité du thermostat | Les pertes aux dos de l'émetteur
ne s'appliquent ici que pour les planchers bas. Calculées comme un pourcentage
de la quantité de chaleur fournie par l'émetteur, ces pertes sont
d'autant plus faibles que la paroi est isolée. - Sécurité
électrique La norme NF C 15-100 décrit les prescriptions à
respecter, en particulier les connexions d'alimentation aux éléments
chauffants, les protections des circuits contre les surintensités et les
protections contre les contacts indirects. Noyées
dans la chape, les liaisons froides sont enrobées sur une longueur L >
50 cm. La partie entre le bord de chape et la boîte de raccordement
est placée en conduit ICD ou ICT. Une liaison froide ne peut excéder
20 m sans la mise en place de boîtes de connexion.
Selon la NF C 15-100,
les éléments chauffants alimentés depuis des installations
domestiques doivent être protégés par des disjoncteurs.
| Puissance max
d'alimentation | Section
des conducteurs | Courant assigné des
disjoncteurs | | 1,7 kW | 1,5
mm² | 15 A ou 16 A |
| 3,4 kW | 2,5 mm² | 25 A | Les équipements
doivent être protégés par des dispositifs à courant
différentiel-résiduel de 500 mA maxi ou de 30 mA maxi, selon que
les conducteurs sont respectivement isolés ou non. -
Acoustique L'aspect acoustique concerne essentiellement les phénomènes
de bruits d'impact. Les dispositions concernant la mise en œuvre des chapes
portent sur : - la continuité de l'isolant thermo-acoustique, -
la désolidarisation en rive et autour des pénétrations entre
chape et parois, - choix de l'isolant adapté. | |