| 2.
Ossature poteaux-poutres | |
| ● 2.5.
La stabilité |  Disposition
des palées de stabilité
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Principe Les
dispositifs de contreventement contribuent à la stabilité générale
d'une construction. Le système de contreventement de l'ossature agit contre
les sollicitations horizontales et plus particulièrement les efforts dus
au vent, assurant la stabilité latérale du bâtiment. Ces efforts
s'appliquent en premier sur la « peau » du bâtiment : façades
et toitures ; c'est donc d'abord dans les plans formés par ces parties
d'ouvrage que se trouvent les dispositifs de stabilité. Les
éléments de stabilité verticaux sensibles à la torsion
(croix, portiques, panneaux) doivent être disposés selon deux directions
non parallèles et dans trois plans au moins. Dans la mesure du possible,
on doit veiller à une disposition répartie et homogène, à
chaque niveau, au moins trois contreventements autour du bâtiment. Ainsi,
les efforts horizontaux agissant suivant les deux axes principaux du bâtiment
peuvent être repris (directions x et y) par deux éléments
; le troisième crée avec l'un des deux premiers un couple résistant
à la torsion. Plan
vertical Mise en œuvre d'éléments d'une ou plusieurs
barres métalliques, d'un panneau rigide, ... disposés dans un panneau
rectangulaire composé de deux poteaux et de deux traverses horizontales. Plan
horizontal Effet diaphragme joué par les éléments,
horizontaux comme les planchers d'étages ou inclinés comme les toitures,
participant ainsi à la stabilité du bâtiment. Ils transmettent
les efforts horizontaux aux ensembles verticaux de stabilité auxquels ils
sont liés. Tout plan rigide, horizontal ou incliné, peut constituer
un diaphragme : dalle pleine, plancher collaborant ou une triangulation. C'est
une étape importante de la conception. Une disposition mauvaise ou insuffisante
en matière de contreventement entraîne de graves désordres
dans le bâtiment. Les bâtiments à ossature métallique
peuvent être raidis par les systèmes suivants : • Travées
triangulées • Portiques • Noyaux • Panneaux
massifs de contreventement • Construction de type tubulaire (immeubles
de grande hauteur) Pour
l'application en bâtiments courants d'habitation, le référentiel
PRISM2 développe ici essentiellement les trois premiers procédés. |
Palées
triangulées Économique
et simple, c'est le dispositif le plus fréquemment employé pour
des bâtiments de hauteur faible à moyenne. Pour s'opposer à
la déformation, cette solution utilise une ou plusieurs barres métalliques
formant une triangulation dans une partie de l'ossature dans le plan vertical.
Les barres ne sont alors soumises qu'à des efforts normaux (tractions ou
compressions) et forment des palées de stabilité. Ces palées
peuvent transmettre les efforts horizontaux sur un ou plusieurs étages. En
présence d'une seule barre, la diagonale simple est appelée écharpe.
Elle est soumise alternativement à des efforts de traction et de compression
en fonction de la direction du vent. Dimensionnée pour le flambement,
la barre peut être réalisée à l'aide d'un profil creux,
d'une section en caisson ou en croix. Toutefois, il est préférable
d'éviter les longueurs excessives pour les barres soumises à des
sollicitations en compression. | Diagonale
tendue 
Diagonale comprimée
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Types
de palées triangulées : 1 - diagonale simple 2 - croix
de St-André 3 - en losange 4 - tracé en A 5 - tracé
en V |  |
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Pour
réduire les dimensions géométriques des éléments
et répondre au cas d'inversion de la direction du vent, il est alors nécessaire
de placer une seconde barre en diagonale opposée formant ainsi deux palées
contrariées. Selon le sens du vent, une seule d'entre elles, tendue, s'oppose
à la déformation. Elle peut être réalisée à
partir d'une barre de section quelconque : cornière, plat, rond plein,
câble, ... Le critère déterminant pour le choix de la section
devient la simplicité de l'assemblage. Placées dans le même
panneau, ces palées à deux diagonales sont donc rigides dans les
deux directions ; elles sont dites en croix de Saint-André. Pour une
file de poteaux donnée, la croix peut être disposée à
une extrémité ou vers le milieu. Pour ce dernier cas, le comportement
de la structure aux phénomènes de dilatation sera plus performant
car les longueurs de part et d'autre de la palée étant réduites,
la résistance sera moindre. Plusieurs croix de St-André peuvent
se trouver dans une même file de poteaux. La sollicitation horizontale est
alors répartie entre elles en proportion de leur raideur. En outre,
les barres peuvent présenter une rigidité non négligeable
en compression dont on peut tenir compte dans les calculs. Les liaisons des
différents éléments sont ici généralement réalisées
par des assemblages articulés. Au
niveau des nœuds, les axes des barres sont en principe concourants. L'excentrement
des barres par rapport aux nœuds est possible pour des constructions parasismiques
ou pour améliorer la procédure de montage. Disposition •
Dans les parois aveugles du bâtiment de préférence. Les
circulations verticales, les cloisons de couloir ou séparatives et les
parties de façades aveugles sont des zones d'implantation favorables permettant
une bonne distribution des palées. •
Réduire les sollicitations dans les barres : Trames larges Trames
étroites Toutefois lorsque la palée est étroite, la raideur
peut être améliorée par l'addition de diagonales supplémentaires
dans des panneaux de part et d'autre. •
Superposer les palées verticales : S'il est nécessaire de les
décaler, il faut que chacune soit fondée à ses extrémités
reliant un poteau à un autre. La transmission des charges entre deux niveaux
s'effectue par l'intermédiaire des planchers. Cette solution permet de
répartir la descente des charges sur un plus grand nombre de poteaux. En
contrepartie, ces décalages peuvent entraîner un surcoût. Variantes
de triangulation : Pour le passage des baies ou des gaines, il est possible
d'aménager les dispositifs de contreventement verticaux à condition
de trouver au moins une barre comprimée. Les autres formes de triangulation
qui permettent de rigidifier un panneau sont présentées plus haut. |

Disposition
dans les cloisons  Disposition
autour d'une circulation verticale
 

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Contreventement
par un fer plat sur gousset
 | Contreventement
par cornières
 |  Contreventement
par tube rond |  |
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Portiques
à nœuds rigides D'un
point de vue statique, un portique est un cadre rigide. Pour réaliser ce
cadre, les assemblages entre poteaux et poutres sont rigidifiés pour constituer
des encastrements. L'angle issu des lignes moyennes du poteau et de la traverse
demeurant indéformable, c'est la rigidité des barres qui assure
la résistance du portique. Le nœud rigide ainsi constitué transmet,
en plus des efforts normaux, des moments de flexion dits d'encastrement. Plus
complexe, le calcul des efforts est établi suivant les règles de
la résistance des matériaux. La réalisation des attaches
est plus élaborée et le coût de la construction est plus élevé. Noyaux L'ossature
métallique peut être stabilisée par des tubes verticaux réalisés
en béton. Ces cages servent à abriter les circulations verticales
(escalier, ascenseur, canalisations), le matériau leur apportant la protection
au feu requise. Ce double usage occupe un espace restreint. Les poutres et
les dalles de plancher doivent être rendues solidaires du noyau. Les attaches
doivent tenir compte des différences de tolérance entre les deux
matériaux afin de permettre la reprise des charges dès la mise en
service. | 
Exemple de liaisons de portiques
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Autres
dispositifs Panneaux
rigides Les panneaux pleins de contreventement forment des diaphragmes
qui doivent être solidarisés avec l'ossature en acier. Ils sont plus
rigides que d'autres systèmes de stabilisation caractéristique de
la construction métallique et reprennent, de ce fait, la plus grande partie
des charges appliquées. Ces panneaux sont soit préfabriqués
: parois en béton, plaques d'acier raidies, soit réalisés
sur chantier : murs maçonnés. • Murs en maçonnerie
: la maçonnerie doit être solidarisée avec l'ossature. Cette
solution ne peut convenir que pour des constructions de faible hauteur. •
Parois en béton : ces murs se trouvent le plus souvent autour des noyaux
de distribution verticale. Ils peuvent aussi assurer une fonction coupe-feu, indépendante
de la structure. • Plaques d'acier : c'est une solution efficace qui
nécessite toutefois l'emploi de raidisseurs pour prévenir les déformations
de la tôle. Il faut aussi veiller au bon comportement au feu de ces éléments.
La procédure de mise en œuvre peut varier selon le type de produit
utilisé : - murs autoporteurs érigés avant l'ossature,
- montage en même temps que l'ossature, - encastrement ultérieur
dans l'ossature. Contreventement
horizontal Le contreventement horizontal transmet les efforts dus au vent
vers les palées verticales. Cette transmission est assurée par
le plancher à condition qu'il soit rigide et continu ou par des croix de
St-André, notamment en couvertures. En toiture, les couvertures rigides
en acier nervuré peuvent assurer la fonction de contreventement sans l'apport
de triangulations supplémentaires. L'autostabilité Par
définition une structure autostable est autocontreventée. Elle ne
nécessite pas de palée supplémentaire. Trois procédés
permettent d'obtenir une autostabilité : • l'encastrement à
la base des éléments porteurs verticaux ou au sein de la structure,
• l'association d'éléments linéaires ou bidirectionnels
articulés, • l'emploi d'une structure dite spatiale dont le caractère
tridimensionnel ne donne pas lieu à une descente de charge plane. |

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